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«La plupart des gens n’ont qu’une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un doigt aigu en plein cerveau, n’arrive guère à les émouvoir; mais si devant leurs yeux à portée immédiate de leur sensibilité, se produit quelque chose, même de peu d’importance,
aussitôt bouillonne en eux une passion démesurée. Alors ils compensent, dans une certaine mesure, la rareté de l’intérêt qu’ils prennent aux événements extérieurs par une véhémence déplacée et exagérée.»
Commentaire d’Oriane (feutre bleu): il me semble avoir déjà lu cela quelque part. Difficile cependant de me rappeler où. De plus je ne peux croire que Stefan Zweig est plagié qui que ce soit. Si mon impression est juste, ce doit être l’inverse qui est vrai. Ou alors ce souvenir ressemble à ces faux souvenirs que le cerveau s’invente et qui semblent pourtant tout aussi vrais que les vrais. Quoi qu’il en soit, la confusion s’installe et je ne sais plus ce que je dois croire. J’ai lu une histoire qui évoquait cela, elle s’intitulait La bibliothèque.
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